C’est avec un certain humour noir que Pascal Péris croque le monde. Par le biais des symboles de nos mythologies – aussi bien antiques que contemporaines – il propose une narration crue et sans détour. Tour à tour, il peint squelettes, animaux, catcheurs ou prophètes en de vives couleurs, mouvements de pinceaux énergiques. Il dit « linéaire ».
Je rétorque que je n’aime pas ce mot.
Qu’en musique, cela a une connotation péjorative, plate, sans surprise. Hors, ces lignes segmentées s’entrecroisent et s’entrechoquent de telle sorte qu’elles m’évoquent plutôt des vitraux.
Parfois, en une respiration brève, il laisse apparaître sa sensibilité et son inquiétude de l’avenir en décrivant souffrance d’animaux marins ou de surfeurs en périls.
L’océan, il n’a que ça à la bouche. Grand amoureux des vagues et des embruns, voilà un moment que l’artiste s’inscrit dans une mouvance à peine émergente en France : Le Surf Art.
D’ailleurs, il fait partie de la quinzaine d’artistes évoqués par le fameux Alain Gardinier dans son bouquin Surf Culture, et a participé dernièrement au Marché International de l’Art Consacré au Surf
(le M.I.A.C.S.) sur la côte Basque.
Il demeure néanmoins quelqu’un de tout à fait adorable et accessible. Vous pouvez le trouver rue Notre-Dame dans l’atelier collaboratif
« Le Gourbi », et sera prochainement à l’affiche du Festival de Surf Art
« Vagabonde » à la Halles des Chartrons.

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